Expansion


La période qui suivit la dépression a été une étape importante de l'évolution de la ville. C'est à ce moment que la ville rajouta deux importantes installations à sa liste déjà passablement longue de services. D'abord en réponse à des recommandations d'un comité spécial, le Conseil approuva la construction d'un club de golf privé. On considérait qu'un tel luxe attirerait des acheteurs potentiels et renforcerait la communauté encore peu nombreuse. Le Conseil de ville jugea aussi que le temps était venu d'organiser un système de transport en commun, une question qui revenait régulièrement à l'ordre du jour depuis le tout début de la ville. Le 4 février 1935, la Ville de Hampstead signait un accord avec la Compagnie de tramways de Montréal (Montreal Tramways Company). L'entente prévoyait une ligne d'autobus, dont les tarifs seraient de 0,05 $ pour les adultes et 0,02 $ pour les enfants, sur le chemin de la Reine Marie, jusqu'à la jonction Snowdon.

La stratégie du Conseil réussit à merveille. Non seulement ses initiatives bien inspirées ont-elles eu pour effet de combattre la morosité causée par la dépression économique, mais elles ont attiré beaucoup de gens. Entre 1929 et 1945, la population de la ville passait de 440 à 2268 résidants. Au cours des 11 années suivant l'inauguration du terrain de golf et la mise en place d'un système de transports en commun, la ville accueillait 1386 nouveaux résidants.

Afin de s'adapter à cette évolution, la Ville dût encore une fois modifier ses règlements de construction. En 1939, le règlement 90 fut voté pour permettre la construction de duplex sur les chemins Dufferin et MacDonald. Dès 1950, la Queen Victoria Construction Company avait déjà érigé plus de 150 duplex aux limites est de la ville. La Ville a aussi approuvé la construction d'immeubles résidentiels le long des 52,3 acres de terrain situé sur le Chemin de la Côte Saint Luc, annexé en 1925.

Ces actions visaient deux objectifs : d'abord la Ville reconnaissait la nécessité de fournir des logements à une population sans cesse grandissante. Les appartements et les duplex permettaient à la Ville de tirer pleinement partie de certains de ses terrains augmentant ainsi de manière très efficace son assiette de revenu. Le Conseil avait aussi la conviction que ces projets serviraient de tampon avec les zones commerciales, densément peuplées situées le long de la frontière avec Montréal. La ville pourrait maintenir son charme de « cité-jardin » alors même que Montréal poursuivait son processus d'urbanisation.